L'histoire du Trike

Qu’est-ce qu’un Trike ?

Le terme « Trike » est le diminutif de « tricycle ». Cependant, tous les tricycles à moteur ne sont pas des Trikes. On utilise cette appellation uniquement pour des motos à 3 roues.
Le premier tricycle à moteur fut conçu en 1896 et commercialisé en 1901 par la société TERROT. On pouvait l’acquérir pour la modique somme de 1550F avec en option un refroidissement à eau pour 200 F de plus. Il s’agissait d’un tricycle doté d’un moteur de Dion et Bouton de 2 ½ CV, refroidi par air.
En fait, le tricycle motorisé a existé presque en même temps que la voiture. Du jour où l’homme à voulu mettre un moteur avec des roues, il a commencé à adapter celui-ci sur 2, 3, 4 roues. Mais la véritable révolution (non pas le V Rod) d’un 3 roues viendra avec le servi-car présenté par Harley Davidson en 1932.
Depuis 1929, la Courtesy Car Company construit des tricycles à moteurs monocylindres pour le compte de Milwaukee. Mais en 1932, Harley-Davidson présente elle-même son tout dernier modèle de la série G : le servi-car. Ce triporteur d’un nouveau genre s’avère robuste, maniable et de conception très pratique. Il est doté d’un coffre volumineux et est propulsé par le V-Twin de 750 cm3.
A l’origine le servi-car a été conçu exclusivement pour la surveillance de la circulation routière en ville. Il était utilisé notamment pour marquer à la craie un des pneus des voitures mal garées, qui recevaient ensuite un procès verbal.

Dans les rues d’Evanston, comme dans beaucoup d'autres villes, le nombre de voitures mal garées diminue de façon spectaculaire au cours des années 1930. La période correspond à l'arrivée des Servi-cars de police.

Il ne sera en vente chez les représentants Harley Davidson qu’à partir de 1933. Dans un premier temps, le servi-car ne suscite pas l’enthousiasme des revendeurs de la marque. Tout le monde n’y croit pas. Mais le côté pratique de l’engin s’impose peu à peu, et il devient finalement un véhicule commercial très prisé par tous les commerçants et artisans. Comme son précurseur le tricycle Dispatch Tow conduit par Indian, le servi-car reçoit bientôt une barre de remorquage, permettant de tracter une voiture en panne ou, le cas échéant, de se faire remorquer par un autre véhicule. Ainsi, le dépanneur automobile peut-être invité à intervenir sur un simple coup de téléphone.

Grâce à son servi-car, un mécanicien contacté par téléphone peut se rendre directement chez son client, le dépanner sur place ou bien prendre sa voiture en charge, après avoir accroché son servi-car au pare-chocs de l'auto.

Rapidement, commerçants et artisans se munissent presque tous d'un servi-car. Ici, un marchand de carburant pose fièrement avec son serviable engin. Les servi-cars servent à livrer, à dépanner, à remorquer, à représenter une marque ou une enseigne de magasin... Il y a peu de limites à leurs fonctions.

Entre 1933 et 1934, le servi-car se voit épaulé dans le catalogue Harley-Davidson par plusieurs variantes de cette série G : des modèles avec petit ou grand coffre, avec ou sans dispositif de remorquage et/ ou avec un emplacement spécifique réservé au transport d'une roue de secours de voiture.

1935 : trois ans après la présentation du premier servi-car de Harley, l'engin est déjà décliné en cinq modèles distincts.

1938 : la production de servi-cars se stabilise légèrement à la baisse. Les véhicules livrés depuis 1932 s'avèrent très fiables.

A la même époque, ce concept nouveau fait des émules ailleurs dans le monde. Par exemple, des Boxcars similaires aux servi-cars mais avec des moteurs Big Twin de 1200 cm3 sont construits aux pays du soleil levant avec succès.
En 1937, le servi-car profite d'un nouveau design, plus moderne, et progresse encore dans les ventes de Harley-Davidson. En 1939, un prototype spécialement élaboré pour les besoins militaires est confié à l'armée américaine, en vue de tests rigoureux qui pourraient décider d'un nouveau développement du produit à l'échelle industrielle. Mais les seize unités de servi-car mis à disposition de l'armée échouent au test de résistance. En 1940, un autre prototype militaire est livré, qui réussit admirablement les épreuves mais il est trop tard. La jeep aura les faveurs de l'armée au détriment du servi-car, qui sera finalement dédié à l'usage des populations civiles. Il sera dédié tout spécialement aux services de toutes sortes.

1958 : toujours présent au catalogue Harley, très fiable et très stable en ventes, ce modèle aura une longévité record.

1937 : environ 1200 servi-cars circulent déjà en Amérique. Mais plus de 800 engins neufs ne trouvent encore acquéreurs.

1939 : bien que tous les servi-cars vendus soient toujours en activité, les ventes de véhicules neufs progressent nettement.

La production du servi-car de chez Harley ne sera stoppé qu’en 1972. La police américaine n’a cessé de s’en servir que dans les années 90.
Le « Trike » tel qu’on l’entend aujourd’hui verra le jour pendant la guerre du Vietnam. Les G.I. blessés aux jambes avaient monté l’avant de leur Harley Davidson sur l’arrière d’une VW coccinnelle. Le même procédé fût utilisé sur bien d’autres moteurs pouvant adapter un cadre tricycle. C’est ainsi que les Boss Hoss feront leur apparition avec des moteurs de V8 Chevrolet. Puis les styles et les designs feront place à des imaginations débordantes.

Les Trikes sont réellement apparus en Europe au début des années 90, après une longue absence crée par la fin du légendaire servi-car en 1972.
L’Allemagne fût le 1er pays à construire et voir circuler des Trikes sur ses routes.
Depuis l’été 1997, le Trike est autorisé sur la voie publique en France. Les préfectures délivrent une carte grise avec le type « TM » (tricycle motorisé). Homologué en France depuis fin 1998 grâce à l’Union Européenne, les Trikes se conduisent indifféremment avec un permis auto ou moto.
Ils sont également distribués et homologués aux USA, en Australie, au Japon, au Canada, en Suisse, en Belgique et en Espagne.
Aujourd’hui, le Trike possède toujours un moteur VW coccinelle mais aussi des motorisations plus récentes telles que Peugeot ou Ford.
Plusieurs marques de Trikes existent, mais la marque BOOM TRIKES est la plus vendu en Europe et plus loin.
C’est en 1990 que Wolfgang MERKLE crée la société BOOM TRIKES. Elle présenta son premier Trike au salon IAA de Francfort en 1991 : le HIGHWAY série 1. BOOM TRIKES enchaîna ensuite avec le Highway série II en 1992, le Chopper et le Family I en 1993, le Chopper amélioré en 1994, le Low Rider en 1995 (qui connu un large succès dès sa sortie) et le Family II en 1996. En 1997, la société obtient la certification ISO 9001, gage de sa qualité. En 1998, les Trikes BOOM obtiennent l’homologation Européenne et en 1999, ils commencent leur percée à l’International.
En 2000, BOOM TRIKES améliore encore le confort et la sécurité de ses Trikes en sortant les nouveaux trains arrière sport. En 2001, le concept évolue et la société crée un Trike plus sportif : le Fighter. Il sera commercialisé à partir de 2002. Cette fois il est équipé d’une motorisation plus moderne et plus puissante : le Peugeot 2.0 litres 140CV 16S. La nouvelle génération des Trikes s’agrandit en 2003 avec le Fighter automatique Ford 130CV. Ensuite, en 2004 BOOM TRIKES innove avec un Trike plus compact : le Fun 500. Ce modèle automatique, construit sur la base d’un scooter est destiné aux personnes recherchant un Trike aux dimensions réduites. La série des Classics restent cependant toujours équipés des moteurs VW Coccinelle injection 1600 cm3. Ayant de plus en plus de demandes pour des modèles équipés de moteurs plus modernes et ayant une plus faible consommation, BOOM TRIKES sort en 2005 la série Muscle. Les Classics Low Rider et Family sont donc désormais disponibles avec le moteur Ford 1.6 L 100CV. En 2006, la société crée le Shark 500 : 1er vrai quad de route ; cependant il ne sera jamais homologué chez nous à cause d’impératifs techniques spécifiques à la France. En 2008, BOOM TRIKES sortira sont tout dernier né le V2, un Trike automatique avec une motorisation de moto.
En 17 ans la société BOOM TRIKES est devenue Leader sur le marché du Trike et s’est affirmée comme le constructeur le plus innovant d’Europe. Son réseau français comprend une dizaine de revendeurs dont 3 sont présents depuis le début.
Sa conception est faite d’un châssis avec un double circuit de freinage intégral, des freins à disques avant (et parfois arrières) et un levier de vitesse latéral pour offrir un maximum de sécurité en cas d’accident sauf pour l’automatique qui le reçoit sur le faux réservoir.
La conduite du Trike ne nécessite qu’une très courte période d’adaptation et le rend ainsi très accessible à tous.
Même si les Trikes restent pour l’instant un marché restreint, il s’étend d’année en année et cet engin atypique trouve de plus en plus d’adeptes.

Séverine

Passionnée de trike